Méthode ELSA : Quand les Neurosciences révolutionnent la formation pour Adultes

Nous sommes tous capables d’apprendre, mais de manière différente !


Apprendre : selon l’âge de l’apprenant

Nous n’apprenons pas de la même manière que nous soyons enfant ou bien adulte.

La science d’enseigner aux enfants est appelée pédagogie, celle d’enseigner aux adultes est l’andragogie.

Nous nous intéresserons dans cet article à la pédagogie pour adultes, l’andragogie. Comme le déclarait déjà Condorcet « l’instruction doit, dans ses divers degrés, embrasser le système entier des connaissances et assurer aux hommes, dans tous les âges de la vie, la faculté de conserver leurs connaissances et d’en acquérir de nouvelles » Il s’inscrivait donc déjà dans le concept de formation tout au long de la vie.

Nous sommes tous intelligents !

Le système scolaire traditionnel et par extension le système d’enseignement en formation continue s’appuie essentiellement sur 2 formes d’intelligences :

• l’intelligence linguistique

• l’intelligence logico-mathématique.

Pourtant Howard GARDNER, père de la théorie des intelligences multiples en a dénombré 6 autres : musicale, spatiale, kinesthésique, naturaliste, intrapersonnelle et interpersonnelle.

Dans l’antiquité par exemple, la musique et la poésie étaient considérées comme des arts majeurs faisant partie intégrante de l’éducation.

Combien d’exemples autour de nous de personnes célèbres ou appartenant à notre réseau familial et professionnel, ont connu une formidable réussite alors qu’ils se trouvaient en échec scolaire ?

Leur secret : avoir identifié leur singularité, croire en leur potentiel et avoir trouvé suffisamment de ressources pour surmonter les difficultés imposées par le système afin de s’affirmer et se réaliser.

Il existe une multitude de profils d’apprenants

L’étymologie du mot grec « éducation » nous rappelle son sens premier : « tirer hors de », en d’autres termes, guider un individu vers le développement de ses facultés.

Bien se connaître pourrait être le premier conseil donné à qui veut s’engager dans une formation.

Cela permet de choisir et de mettre en place les meilleures conditions d’apprentissage, qu’il s’agisse du lieu, de la pédagogie utilisée, du rythme, de l’ambiance propice ou encore du matériel employé par exemple.

Les 7 profils d’apprentissage

Jean-François Michel, dans son livre « Les 7 profils d’apprentissage » (Eyrolles), propose l’approche suivante : chacun apprend différemment selon sa propre combinatoire de 3 profils eux-mêmes constitués de différentes caractéristiques en plus ou moins grande proportion :

Les 3 profils de compréhension : La façon de capter, comprendre et mémoriser l’information

Il s’agit du « profil de compréhension ».

Chaque apprenant présente un profil de compréhension déterminé par les canaux sensoriels qu’il a inconscienment développés au cours de sa vie.

Ces différents profils d’apprentissage sont : l’Auditif, le Visuel et le Kinesthésique. Chaque individu présente une dominante, mais peut travailler ses autres canaux sensoriels afin d’améliorer sa façon d’apprendre en captant un maximum d’informations.

L’Auditif : s’il se montre attentif, il présente alors une grande facilité à retenir ce qu’il entend. Il aime jouer avec les mots et les sonorités, utiliser des acronymes et moyens mnémotechniques verbaux. Nous pouvons illustrer ce propos avec l’exemple chez les enfants de la chanson de l’alphabet ou du fameux « viens mon chou, mon bijou, mon joujou, sur mes genoux, et jette des cailloux à ce hibou plein de poux » qui permet de retenir les mots en « ou » irréguliers au pluriel.

Le Visuel : c’est le profil le plus répandu. Il concerne les personnes qui mémorisent facilement les images, les schémas, les photos, les visages des personnes, des trajets, la localisation d’un objet ou d’un mot ou d’une illustration dans un texte… 

Le Kinesthésique : le kinesthésique associe sa mémoire aux sensations perçues. Pour comprendre, il a besoin de réaliser concrètement la théorie qui lui a été enseignée. Pour retenir, il a besoin de ressentir les choses, d’expérimenter, de toucher, de bouger, d’agir. Le kinesthésique aime apprendre par la répétition de mouvements. Par exemple, un kinesthésique apprendra mieux en réécrivant ce qu’il a appris et en réalisant des fiches de synthèse.

La source de motivation : 4 profils de motivation

Qu’est ce qui me motive à apprendre ? Il est important d’avoir conscience des éléments extérieurs de motivation qui permettent de s’adapter et de maintenir sa motivation. On distingue ainsi 4 « profils de motivation » :

A quoi ça sert ? 

Ce profil correspond aux personnes qui accordent de l’importance à l’utilité perçue de la transposition dans leur quotidien.

Il s’agit généralement de personnes qui apprécient le concret. Il est à noter que cette utilité est également inconsciemment influencée par l’intérêt personnel plus ou moins prononcé de l’apprenant pour la thématique abordée. 

Vais-je apprendre ? 

Ce profil correspond aux personnes curieuses et intéressées par la connaissance en général. Elles présentent des facilités d’apprentissage, le formateur doit donc veiller à nourrir ces profils afin d’éviter qu’ils ne s’ennuient.

Avec qui ? 

Ce profil correspond aux personnes qui ne peuvent bien apprendre que si elles éprouvent un sentiment positif pour le formateur. Elles accordent de l’importance à la relation nouée avec lui ainsi qu’à son style. Il pourra s’agir de sa façon de parler, de sa qualité d’écoute, de son charisme, des liens qu’il instaure avec elles, de ses méthodes d’apprentissage, de son rythme, etc…

Où ça se situe ? 

Ce profil correspond aux personnes qui ont besoin d’avoir une vision détaillée du plan de la formation afin de se sentir rassurées par un cadre bien structuré dans lequel elles pourront mesurer leur progression.

Profil d’identité : Le comportement en situation d’apprentissage

Appelé « profil d’identité », il est étroitement lié au respect ou non des valeurs auxquelles l’apprenant est attaché

Si ces valeurs sont respectées, il ressentira de la motivation, à contrario, si elles sont bafouées, il éprouvera un stress plus ou moins important en fonction de son seuil de tolérance.

  • L’intellectuel : il apprécie le calme et aime réfléchir. Il parle peu et a du mal à exprimer ses émotions. Il préfère traiter les thèmes de façon séquentielle : il ne se concentre que sur un sujet à la fois.
  • Le dynamique : il aime parler et agir. Il a peur de l’échec et a besoin de reconnaissance.
  • L’aimable : il ne sait pas dire NON. Il est très sociable, gentil et aime se rendre utile. Le stress le bloque, il panique lorsqu’il est mis sous pression.
  • Le perfectionniste : il est très exigeant envers lui-même comme envers les autres. Il ne supporte pas les erreurs. Il a besoin de maîtriser et de comprendre ce qu’il fait. Il apprécie l’ordre et respecte l’autorité.
  • L’émotionnel : il se laisse parfois submerger par ses émotions. Il développe souvent une fibre artistique, il aime le beau et l’originalité. Son point faible : il ne supporte pas d’éprouver un sentiment de culpabilité.
  • L’enthousiaste : c’est un éternel optimiste et un épicurien. Il peut s’investir dans de nombreuses activités mais leur aboutissement n’est pas sa première préoccupation, il se focalisera plus volontiers sur la recherche de sa satisfaction personnelle.
  • Le rebelle : il apprécie les défis, même très difficiles, et ne baisse jamais les bras tant qu’il n’a pas atteint son objectif. Il ne se soumet à l’autorité qu’après l’avoir testée.

La pédagogie différenciée : une notion pourtant ancienne 

Nous venons de le voir, chaque personne possède des capacités et des modes d’apprentissages différents. 

Pédagogie différenciée : analyser et adapter les méthodes et l’environnement d’apprentissage de manière à prendre en considération les besoins et caractéristiques de chaque individu face à un objectif d’apprentissage visé.

Edouard CLAPAREDE écrivait déjà en 1921 dans son livre L’école sur mesure, « lorsqu’un tailleur fait un vêtement, il l’ajuste à la taille de son client et, si celui-ci est gros ou petit, il ne lui impose pas un costume trop étroit sous prétexte que c’est la largeur correspondant dans la règle à sa hauteur ». 

Force est de constater qu’aujourd’hui les grandes enseignes de l’habillement délaissent la standardisation pour proposer à nouveau des lignes de vêtements adaptées aux styles et aux morphologies.

Apprendre, c’est d’abord comprendre

« Comprendre » signifie littéralement « prendre ensemble », c’est-à-dire tisser des liens entre les différents éléments que l’on souhaite s’approprier pour les retenir durablement.

Chaque formation de PSP Learning débute par le module STARTER – apéritif en anglais – qui va permettre aux apprenants de découvrir et de prendre conscience des incroyables capacités de leur cerveau.

ELSA permet de répondre aux différents modes d’apprentissage développés par les apprenants, qu’ils soient plutôt visuels, auditifs ou kinesthésiques. ELSA est l’acronyme de E-Learning Séquencé Accompagné. 

Ensuite, chaque séquence de formation sollicite alternativement chacun de ces sens : une narration qui répondra aux auditifs, une mise en avant visuelle et dynamique de notions clés ainsi que des exercices permettant de mettre en pratique et de passer à l’action.

La formation de l’adulte apprenant doit répondre à des besoins spécifiques :

  1. Besoin de mesurer les bénéfices de la formation pour se projeter : l’apprenant adulte ne s’investira qu’à la condition d’être convaincu qu’il pourra mettre rapidement en pratique les enseignements reçus pour résoudre des problématiques qui le touchent personnellement,
  2. Besoin de ressentir une motivation interne : un adulte est naturellement motivé pour progresser et se développer. Cette motivation peut toutefois être affaiblie par un manque de confiance en lui, des expériences négatives de formations passées ou encore une obligation de se former subie et donc mal acceptée.
  3. Besoin d’être reconnu comme responsable de ses opinions : il ne se laissera pas imposer un point de vue sans débattre et argumenter,
  4. Besoin de capitaliser sur son vécu : l’adulte par définition possède un passé, et par conséquent un bagage d’expériences diverses qui l’ont conduit à la construction de son système de représentations et de valeurs qui lui est personnel,
  5. Besoin de connaître et accepter les modalités d’apprentissage : pour s’engager, les objectifs doivent lui paraître clairs et à sa portée, le rythme et les méthodes pédagogiques doivent être connus et acceptés

L’évolution du rôle du formateur

Le rôle du formateur d’adulte n’est pas de transmettre un savoir, mais plutôt de proposer des situations qui vont permettre l’apprentissage, en valorisant l’expérience de l’apprenant et du groupe d’apprenants.

Il facilite le lien que doit faire l’apprenant entre son expérience et les nouveaux éléments à acquérir, qu’il s’agisse des savoirs, des savoir-faire, ou encore des savoir-être.

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D’abord, éviter le piège du biais de projection

En tant que formateur, il est important d’éviter le piège du « biais de projection ». Nous avons tendance à supposer que la plupart des gens pensent comme nous. Ce raccourci cognitif mène souvent à un effet collatéral appelé « faux consensus » où chaque individu tend à croire que non seulement les gens pensent comme lui, mais sont aussi d’accord avec ce qu’il pense.

Prendre conscience que nous ne fonctionnons pas de la même manière est un premier pas pour trouver comment faciliter les apprentissages et les relations.

Déterminer son propre profil d’apprentissage et être capable de déterminer celui de ses apprenants, permet d’adapter sa relation et de trouver une stratégie d’apprentissage adaptée à chaque profil.

Concevoir un scénario de formation

Pour proposer une formation efficace, le formateur doit laisser la place au plaisir et à la satisfaction des apprenants.

Ce plaisir permettra de maintenir une dynamique positive et de surmonter les difficultés habilement calibrées imaginées par le formateur. Il devra concevoir un scénario proposant diverses démarches pour permettre à l’apprenant de progresser.

Alterner méthode inductive et méthode déductive

La méthode inductive

Elle a pour point de départ des situations concrètes et accessibles à l’observateur. Son objectif est d’amener l’apprenant à dégager des concepts, des principes ou des règles applicables.

Elle consiste à aller de la pratique vers la théorie, du principe expérimenté à la conséquence.

Le formateur accompagne l’apprenant dans de nouvelles découvertes basées sur l’immersion :

  • des études de cas,
  • des jeux de rôles,
  • des exercices,
  • des séances de brainstorming, etc.

Cette méthode permet à l’apprenant d’extraire des notions à partir de situations concrètes, de les mettre en situation, de tâtonner, de tester différentes approches. Il endosse alors le rôle d’enquêteur qui va mobiliser ses compétences pour réaliser des exercices et résoudre des problèmes à partir de ses propres découvertes.

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Cette méthode favorise l’apprentissage car elle permet de développer des stratégies cognitives : les apprenants sont généralement motivés de partir d’éléments concrets, ils saisissent ainsi mieux le but de leur apprentissage, ils se sentent valorisés et retiennent mieux les concepts puisqu’ils ont dû faire un effort pour les identifier.

L’induction consiste à procéder dans l’ordre suivant : étude de cas, problème posé, analyse, concepts nouveaux, règles, généralisation. 

Nous pouvons prendre comme exemple la simulation d’une cyber-attaque lors d’apprentissage dans le domaine de la maintenance informatique.

La méthode déductive

C’est l’approche plus classique et scolaire. A l’inverse de la méthode inductive, elle consiste à partir de définitions, de principes et de règles énoncés, à les mettre en pratique par des applications concrètes puis à les vérifier sur d’autres exemples. Elle nécessite moins d’effort pour l’apprenant.

Les apprentissages du point de vue des neurosciences 

Un apprentissage réussi se fonde sur 4 piliers révélés par les neurosciences : l’attention, l’engagement actif de l’apprenant, le retour d’information et la consolidation de l’acquis.

L’attention

L’attention : elle est le mécanisme qui permet de capter une information. Même si celle-ci est directement liée à l’intérêt de l’apprenant pour le sujet, elle est également le préalable à la bonne concentration, c’est-à-dire à la capacité de s’isoler des distractions inutiles pour traiter et enregistrer cette information dans notre mémoire. 

Cette capacité d’attention varie d’un individu à l’autre, selon différentes études, cette durée se situe entre 10 minutes et 1 heure.

Il est également démontré qu’on retient mieux ce qui se dit en début et en fin de séquence. Pour maintenir efficacement l’attention, il est donc important de donner un rythme aux formations basé sur une alternance de séquences courtes. Le e-learning permet de proposer un enchaînement de séquences répondant à ces critères d’efficacité.

L’engagement actif

L’engagement actif : un individu passif n’apprend pas. Lors d’une formation en présentiel, le formateur devra donc s’assurer de la mobilisation de ses apprenants.

En e-learning, l’apprenant suit un programme constitué de séquences, d’exercices et de tests.

Son engagement actif est nécessaire à l’avancement de la formation puisqu’il agit entre chaque séquence pour passer à la suivante. Les exercices et tests présents dans le parcours lui permettent de suivre sa progression sans craindre des regards extérieurs.

Le retour d’information, le feed-back

Le retour d’information : aussi appelé feed-back ou debriefing. L’erreur est humaine mais surtout… indispensable pour apprendre. Le cerveau fonctionne en effet par itérations successives : prédiction, feedback, correction, nouvelle prédiction.

Le retour d’expérience doit permettre de se corriger en permanence pour pouvoir progresser.

La difficulté correctement calibrée d’un exercice induira un signal d’erreur ou une interrogation amenant l’apprenant à se rectifier et à créer un ancrage mémoriel.

Une tentative qui n’aboutira pas immédiatement au résultat escompté sera en réalité bien plus fertile qu’une série de succès. 

La consolidation des acquis

La consolidation des acquis : il n’y a qu’à observer les premiers pas d’un enfant pour réaliser qu’au début de cet apprentissage, malgré un effort conscient et conséquent, l’ensemble des signaux à gérer simultanément peut vite l’amener à l’abattement.

C’est pourtant en répétant l’action ou la notion que le cerveau va parvenir à intégrer ces nouveaux acquis qui deviendront alors inconscients et automatiques.

La répétition fixe la notion !

Nos formations comprennent un accompagnement hebdomadaire de 2 mois au cours desquels les apprenants reçoivent des rappels de principe pour maintenir et ancrer durablement les apprentissages.

ELSA ou le e-learning inspiré des neurosciences 

La recherche d’agilité des organisations qui doivent s’adapter aux changements profonds du monde du travail créé un contexte propice à l’émergence de nouveaux modes de formations des adultes.

Les formations doivent être plus faciles à suivre, permettre l’adaptation perpétuelle des compétences des salariés et se montrer efficaces et rapides à mettre en œuvre dans le contexte professionnel.

Les promesses d’ELSA 

L’efficacité et la transparence

Les adultes cherchent principalement à acquérir des connaissances correspondant à des besoins identifiés et à les convertir en pratiques opérationnelles qui vont enrichir leur expérience.

L’éventail des formations proposées par PSP Learning, la clarté des programmes et des outils fournis ainsi que la possibilité de réaliser le test de prérequis anonymement et en ligne les guide dans la sélection de la formation répondant à leur besoin spécifique. 

La pédagogie centrée sur l’apprenant

Nos formations permettent avant tout de stimuler et de mobiliser l’ensemble de vos capacités pour mieux apprendre et ce, de façon durable. 

Vous êtes acteurs de votre formation.

Les salariés avancent au rythme qui leur convient et peuvent facilement s’adapter en fonction de leurs contraintes. Cette totale maîtrise du développement de leurs compétences suscite une dynamique personnelle qui leur permet à la fois d’améliorer leur sentiment d’efficacité, mais également d’être proactifs pour lutter efficacement contre l’obsolescence de leurs compétences.

L’accompagnement personnalisé

Avant même son inscription définitive, l’apprenant connaît le nom du référent pédagogique chargé de le suivre.

Le référent :

  • suivra la progression de son apprenant
  • pourra interagir sur la plateforme
  • commentera ses résultats aux exercices et tests
  • répondra aux questions qui lui seront posées.

ELSA, un mode de formation résolument adapté à son époque, à tester absolument !

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